Éditions Revolu — Maison d'édition indépendante
Le trouble de la personnalité évitante — William Vanden — Éditions Revolu
Psychologie & Sciences humaines

Le trouble de la personnalité évitante

Manuel de psychologie appliquée

Pages 187
Langues Français Deutsch English Italiano
ISBN 9798861967839
Parution 01/10/2023
★★★☆☆ 3,9/5 — 27 avis
Format broché 12,50 €
Format Kindle 6,99 €

Présentation

Plongez dans une exploration des complexités du trouble de la personnalité évitante. Ce guide a été conçu pour démystifier et offrir des solutions concrètes à ceux qui sont confrontés à ce défi dans leur vie quotidienne. Chaque page vous offre une compréhension des origines, des symptômes et des impacts de ce trouble sur les relations et le bien-être. Mais au-delà de la simple information, ce livre est une véritable invitation à l'action. Il vous fournit des méthodes pratiques pour gérer efficacement les symptômes, renforcer votre confiance en vous et établir des relations plus saines.En se basant sur les dernières recherches et des études de cas réels, il vous donne les outils nécessaires pour apporter des changements tangibles dans votre vie. Pour ceux qui cherchent à aider un proche, il offre également des conseils précieux pour comprendre et apporter un soutien. En suivant ses directives, non seulement vous serez en mesure de comprendre les intricacités de ce trouble, mais vous pourrez également définir et suivre une voie claire vers une meilleure estime de soi et des interactions sociales enrichissantes.

Sommaire

Introduction
Exploration du Trouble
Plus que de la timidité
La mécanique de l’évitement
Le trouble au quotidien
Origines Psychanalytiques
Les blessures de l’enfance
La construction de la honte
Défenses inconscientes et répétition
Identification et Diagnostic
Reconnaître les signes chez soi
Le diagnostic clinique
Distinguer les troubles voisins
Témoignages et Études de Cas
Quand l’évitement gouverne une vie
Des parcours de changement
Exercices et Stratégies
Poser les bases du changement
Repérer et corriger ses pensées
Apaiser le corps et l’anxiété
S’exposer et s’affirmer
Tenir dans la durée

Extrait

Une femme de trente-huit ans occupe depuis onze ans un poste pour lequel elle est surqualifiée. Elle a refusé deux promotions. La première fois, elle a invoqué des raisons familiales. La deuxième, elle n’a rien invoqué du tout : elle a simplement laissé passer la date de candidature. Ce qu’elle n’a dit à personne, c’est que le poste supposait d’animer une réunion mensuelle devant une quinzaine de personnes, et qu’elle avait passé les nuits suivant la proposition à imaginer le moment où sa voix se briserait. Personne autour d’elle ne parlerait de trouble. On dirait qu’elle manque d’ambition, ou qu’elle est discrète. Elle-même le dit ainsi. Pourtant, ce qui s’est joué n’a rien à voir avec un tempérament : c’est une décision de vie prise par une peur, et cette peur suit un scénario qui se répète depuis l’adolescence. Ce que recouvre l’évitement Le fonctionnement évitant ne se limite pas aux grandes échéances sociales. Il s’installe dans quatre registres que l’on retrouve avec régularité. Le premier est professionnel. Il s’agit de tenir à distance les activités qui impliquent des contacts interpersonnels soutenus : encadrer, présenter, négocier, représenter. Le choix de carrière s’oriente souvent, sans que ce soit formulé, vers les postes techniques, les tâches de fond, les fonctions où l’on produit sans être vu produire. Le deuxième est relationnel. La personne évitante ne s’engage dans une relation qu’à la condition d’être certaine d’être acceptée. Cette certitude étant impossible à obtenir, elle attend des signaux massifs, répétés, sans ambiguïté. Un ami qui insiste trois fois obtient une réponse ; un ami qui propose une fois conclut à un refus. Le tri se fait ainsi, à l’insu de tout le monde. Le troisième est l’intimité. Se montrer suppose de livrer quelque chose, et livrer quelque chose expose au ridicule. La retenue s’installe donc jusque dans les liens les plus proches : on parle de faits, rarement de soi, jamais de ce qui pourrait paraître naïf ou excessif. Le quatrième est la nouveauté. Toute situation inédite est traitée comme un examen. Un premier cours de sport, un déménagement, un changement d’équipe, une administration inconnue : chacun mobilise une anticipation disproportionnée, non parce que la situation est objectivement difficile, mais parce qu’elle contient l’inconnu du regard des autres. Ces quatre registres partagent la même logique. La peur ne porte jamais sur l’événement lui-même. Elle porte sur ce que l’événement risque de révéler. Deux traits accompagnent presque toujours ces registres et méritent d’être nommés, parce qu’ils passent pour des qualités. Le premier est l’hypervigilance sociale. En situation, l’attention se porte moins sur la conversation que sur les indices de désapprobation : un sourcil, un regard qui s’échappe, un silence d’une seconde de trop. Cette surveillance mobilise tant de ressources qu’elle dégrade réellement la qualité de l’échange, ce qui produit ensuite des signaux à interpréter. La vigilance fabrique une partie de ce qu’elle cherche. Le second est le perfectionnisme défensif. Il consiste à ne rien livrer qui puisse être pris en défaut : un dossier retravaillé six fois, un message relu avant l’envoi, une phrase préparée avant d’être dite. Il est fréquemment salué dans le cadre professionnel, ce qui masque sa fonction. Il ne vise pas l’excellence ; il vise à ne pas donner prise. Une installation progressive Le trouble ne débute pas à une date. Il se constitue par sédimentation, généralement entre l’adolescence et le début de la vingtaine, à un moment où l’image sociale de soi se fixe. L’adolescence en fournit les conditions : le groupe devient l’instance qui valide, l’apparence prend une importance qu’elle n’avait pas, et les erreurs sociales se paient comptant. Un adolescent déjà réservé qui traverse une période d’exclusion ou de moqueries y apprend une règle simple et efficace, la discrétion protège, qu’il n’aura plus l’occasion de réexaminer. L’entrée dans la vie adulte confirme plus qu’elle ne corrige. Les études supérieures, le premier emploi, l’installation ailleurs sont autant d’occasions où il faudrait engager de nouveaux liens à partir de rien. Chaque occasion manquée réduit un peu le nombre d’expériences correctrices disponibles. Le fonctionnement se stabilise ensuite, et c’est cette stabilité qui autorise à parler de personnalité plutôt que d’épisode. Elle explique aussi une observation fréquente : un adulte évitant de quarante-cinq ans décrit exactement les mêmes mécanismes qu’à dix-huit, avec un vocabulaire plus précis et une résignation supplémentaire. Timidité introversion et trouble La confusion la plus fréquente consiste à ranger tout cela sous le mot timidité. Elle est compréhensible : les comportements observables se ressemblent.
Le trouble de la personnalité évitante par William Vanden - Éditions Revolu

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