Santé, Forme et Diététique
Manuel d'élégance du jeune homme
L'élégance masculine en toutes circonstances : s'habiller, se tenir et connaître tous les codes du style
Format broché
14,50 €
Format Kindle
6,99 €
Présentation
Pourquoi certains hommes paraissent-ils élégants sans effort, quand d'autres, à moyens égaux, n'y parviennent jamais ? La réponse tient en un mot : les codes. L'élégance masculine ne se résume ni à l'argent ni à la mode ; elle se cultive, comme un savoir qu'on transmettait autrefois dans les familles et que personne, peut-être, n'a pris la peine de vous expliquer. Ce livre s'adresse au jeune homme qui veut savoir comment s'habiller juste, choisir ses vêtements, se tenir et accorder sa tenue à chaque circonstance. De la coupe aux matières, des couleurs aux accessoires, du soin de soi à la posture, tout ce qui sépare l'homme bien mis de l'homme négligé y est abordé simplement, dans l'esprit des anciens manuels d'élégance, proche du lecteur et jamais intimidant. Vous y trouverez les repères qui manquent à ceux qui débutent, de quoi vous présenter sous votre meilleur jour en toute occasion. Car l'élégance est moins une affaire de garde-robe qu'une manière de se tenir et de considérer les autres. Et cela, contrairement à ce qu'on croit, est à la portée de tous.Sommaire
Qu’est-ce que l’élégance masculine ?
Comprendre les fondements
Connaître sa morphologie
Reconnaître une coupe juste
Comprendre les matières
Maîtriser les couleurs
Construire son vestiaire
Maîtriser la chemise
Choisir son pantalon
Comprendre la veste
Choisir son manteau
Réussir une tenue décontractée
Sélectionner ses chaussures
Soigner les détails
Compléter avec les accessoires
Nouer cravate ou nœud papillon
Prendre soin de soi
Prendre soin de sa personne
Entretenir ses vêtements
Porter l’élégance
S’habiller selon les circonstances
Adopter une bonne posture
Rester élégant sans paraître arrogant
Extrait
Un homme entre dans une pièce. Avant qu’il ait dit un mot, on a déjà décidé quelque chose de lui. La manière dont il se tient, la propreté de son col, l’aisance ou la gêne de sa démarche : tout cela parle pour lui, et plus fort que lui. Ce premier jugement est rarement juste, souvent injuste, mais il est inévitable. Les Anglais en ont fait une maxime qu’on répétait autrefois aux enfants, dans les bonnes maisons, avant un déjeuner ou une visite : You never get a second chance to make a first impression. On n’a jamais une seconde chance de faire une première impression. Il n’existe sans doute pas de phrase plus banale, ni de phrase plus vraie. Car cette première impression, vous ne la rejouerez pas. Autant, donc, qu’elle joue en votre faveur. L’élégance souffre d’un malentendu tenace. On l’imagine réservée à quelques privilégiés, affaire de naissance, de fortune ou de goût inné. On la confond avec la mode, qui change chaque saison et ruine ceux qui la poursuivent. On la croit superficielle, indigne d’un esprit sérieux. Ces trois idées sont fausses, et il faut s’en débarrasser dès maintenant, car elles ont découragé bien des hommes qui auraient pu, avec un peu d’attention, se présenter au monde sous leur meilleur jour. L’élégance n’a presque rien à voir avec l’argent. Un costume coûteux mal taillé reste un costume mal taillé ; une chemise hors de prix portée sur des épaules tombantes ne sauve personne. À l’inverse, un homme aux moyens modestes qui connaît sa silhouette, choisit des vêtements à sa mesure et les porte avec soin produira toujours une impression plus heureuse que celui qui dépense sans comprendre. Ce qui se voit, ce n’est pas le prix : c’est la justesse. On disait dans certaines familles qu’un gentleman se reconnaît à ce qu’on ne saurait dire d’où vient sa veste — ni sa marque, ni son prix, parce que tout, sur lui, se tient à sa place sans rien réclamer. La justesse ne s’achète pas. Elle s’apprend, et c’est une bonne nouvelle : ce qui s’apprend est à la portée de tous. L’élégance n’a pas davantage à voir avec la mode. La mode est un commerce ; elle vit de votre insatisfaction et vous vend chaque automne le remède au mal qu’elle vous a inoculé au printemps. L’élégance, elle, vise le contraire : une forme de stabilité. L’homme élégant trouve ce qui lui va, et n’en bouge plus guère. Il acquiert peu, mais bien. Il sait qu’une coupe nette, une étoffe honnête et une couleur sobre ne se démodent jamais, parce qu’elles n’ont jamais été à la mode au sens strict : elles étaient simplement justes, et le juste ne vieillit pas. Les Anglais ont fait de la discrétion vestimentaire un art : pour eux, le vêtement le mieux porté est celui qui ne se voit pas. On prête d’ailleurs à Brummell1, qui régnait sur l’élégance londonienne il y a deux siècles, ce mot resté célèbre : If people turn to look at you, you are not well dressed. Si l’on se retourne sur votre passage, c’est que vous êtes trop habillé. L’élégance véritable ne crie pas ; elle se devine. Quant au reproche de superficialité, il mérite une réponse plus sérieuse. Prendre soin de son apparence n’est pas se soucier des apparences. C’est reconnaître une vérité ancienne et un peu désagréable : nous vivons en société, et la société nous lit. Soigner sa tenue, c’est une forme de courtoisie envers ceux qu’on rencontre, au même titre que la ponctualité ou la propreté. On ne s’habille pas pour soi seul ; on s’habille aussi pour épargner aux autres le spectacle du laisser-aller. Il y a là une politesse muette, et nos grands-mères ne s’y trompaient pas, qui ne vous auraient pas laissé descendre déjeuner en pyjama même un dimanche, et qui rappelaient volontiers qu’on n’est jamais trop bien habillé pour respecter ceux qu’on va voir. On objecte parfois que l’habit ne fait pas le moine. C’est exact, et ce manuel ne prétend pas le contraire. Mais le proverbe a une suite qu’on oublie de citer : l’habit ne fait pas le moine, et pourtant c’est à l’habit qu’on le reconnaît d’abord. La valeur d’un homme ne tient pas à sa tenue ; elle commence pourtant à se lire là. Reste à dire ce qu’est, positivement, l’élégance. Elle tient en peu de mots : la juste mesure. Un vêtement qui épouse le corps sans le serrer ni le noyer. Une palette restreinte, où rien ne crie.