Actualité et Société
Huit mois plus tard, ses cinq meilleurs amis se retrouvent dans une maison près de Rome. Ils se sont connus à dix-huit ans à Versailles, se sont dispersés aux quatre coins de la francophonie, et se retrouvent avec leurs accents, leurs proverbes et leurs certitudes contradictoires. Marc, psychologue à Montréal, rit de tout pour ne pleurer de rien. Valérie, interprète à Genève, organise le monde pour ne pas s'effondrer. Ibrahima, cardiologue à Dakar, prie cinq fois par jour et connaît le secret le mieux gardé de la médecine. Thierry, banquier à Zurich, a accompagné un ami à Dignitas sans jamais en parler. James, avocat à Londres, massacre le français avec un accent splendide et porte une lettre que Paul lui a écrite trois semaines avant de mourir. Et moi, Guillaume, à Paris, qui ne dors plus et qui ne sais toujours pas si Paul me demandait quelque chose cette nuit-là.
En trois jours, entre le chasselas suisse, le thiéboudienne sénégalais, un thé à la menthe en trois services et un chat roux qui n'a rien promis à personne, six voix venues de Dakar, Montréal, Londres, Zurich, Genève et Paris posent la question que tout le monde évite : à qui appartient ma vie quand la douleur a tout pris ?
Laissez-moi choisir ma mort
Un roman sur la fin de vie et l'art de parler de la mort entre amis
Format broché
14,90 €
Format Kindle
6,99 €
Présentation
Paul est mort un matin de juin, à six heures et quart, dans un lit d'hôpital à Bruxelles. Onze mois de maladie, quatre semaines d'agonie. Quelque part dans les dernières heures, il a dit « aide-moi » ou « arrête ça » — je ne sais plus lequel. Je tenais sa main. Je n'ai rien fait.Huit mois plus tard, ses cinq meilleurs amis se retrouvent dans une maison près de Rome. Ils se sont connus à dix-huit ans à Versailles, se sont dispersés aux quatre coins de la francophonie, et se retrouvent avec leurs accents, leurs proverbes et leurs certitudes contradictoires. Marc, psychologue à Montréal, rit de tout pour ne pleurer de rien. Valérie, interprète à Genève, organise le monde pour ne pas s'effondrer. Ibrahima, cardiologue à Dakar, prie cinq fois par jour et connaît le secret le mieux gardé de la médecine. Thierry, banquier à Zurich, a accompagné un ami à Dignitas sans jamais en parler. James, avocat à Londres, massacre le français avec un accent splendide et porte une lettre que Paul lui a écrite trois semaines avant de mourir. Et moi, Guillaume, à Paris, qui ne dors plus et qui ne sais toujours pas si Paul me demandait quelque chose cette nuit-là.
En trois jours, entre le chasselas suisse, le thiéboudienne sénégalais, un thé à la menthe en trois services et un chat roux qui n'a rien promis à personne, six voix venues de Dakar, Montréal, Londres, Zurich, Genève et Paris posent la question que tout le monde évite : à qui appartient ma vie quand la douleur a tout pris ?