Éditions Revolu — Maison d'édition indépendante
50 drôles d'histoires de machine — Annie Staniforth — Éditions Revolu
Livres pour enfants

50 drôles d'histoires de machine

Histoires courtes pour muscler la concentration des 8-12 ans

Pages 217
Langue Français
ISBN 9798195578442
Parution 04/05/2026
Format broché 14,50 €
Format Kindle 6,99 €

Présentation

DES HISTOIRES COURTES POUR REDONNER LE GOÛT DE LIRE AUX ENFANTS DE 8 À 12 ANS !
Vos enfants n'arrivent plus à se concentrer plus de quelques minutes ? Ils ferment les livres avant d'avoir tourné dix pages ? Ils préfèrent scroller TikTok ou Instagram plutôt que de lire ? Vous n'êtes pas seuls. Une génération entière d'enfants a appris à zapper toutes les trente secondes, et leur capacité à se plonger dans une histoire en a payé le prix.
50 drôles d'histoires de machines est conçu pour répondre exactement à ce problème. Chaque récit se lit en cinq minutes — pas plus long qu'un reel sur Instagram ou une vidéo sur TikTok. Mais à la fin, contrairement aux contenus qu'ils consomment en boucle, il reste quelque chose : une chute inattendue, drôle ou étrange, qui surprend, qui amuse, qui fait réfléchir. Et une envie immédiate d'enchaîner sur l'histoire suivante.
Annie Staniforth, déjà autrice de plusieurs ouvrages jeunesse remarqués, explore ici un format hérité d'une tradition littéraire japonaise à succès : le short short, micro-nouvelle popularisée par Shin'ichi Hoshi. Cinquante récits brefs, regroupés en cinq univers familiers aux enfants : Mes amis robots, L'école du futur, À la maison, Sur les écrans, Le monde dehors. Robots compagnons, IA scolaires, voitures autonomes, drones, jouets connectés : autant de thèmes qui parlent immédiatement aux jeunes lecteurs.

Sommaire

Mes amis robots
Le chien neuf
Compagnon de jeu
Le hamster connecté
La poupée qui apprend
Mon meilleur ami à louer
Le perroquet honnête
Robot de garde
Le chat partagé
Apprentissage
La boîte vide
L’école du futur
Le contrôle parfait
La maîtresse remplaçante
Le devoir partagé
L’élève modèle
Récréation
La cantine
Le test d’orientation
La punition
Le concours
Le bulletin
À la maison
Le frigo qui parle
La porte sage
La voiture qui décide
Le miroir
La maison vivante
Le panier connecté
Le réveil
Aspirateur fugueur
La photo qui change
Bonne nuit
Sur les écrans
L’avatar
Le like
Le jeu qui gagne
Le dessin animé qui me ressemble
La conversation
Filtre photo
Le concours de danse
L’histoire interactive
La notification
Le défi
Le monde dehors
La voiture trouvée
Le drone livreur
La ville qui regarde
Le feu rouge intelligent
Le facteur retraité
La forêt connectée
La pluie programmée
Le banc qui parle
Les oiseaux
Le matin

Extrait

La fille reçut son chien-robot pour ses neuf ans. C’était le cadeau qu’elle attendait depuis deux ans. Le modèle était haut de gamme. Pelage doux, queue qui remue, yeux qui brillent. Il s’appelait Bobi. Elle l’avait choisi dans le catalogue. Le matin de son anniversaire, ses parents lui présentèrent une grande boîte avec un ruban rouge. Elle l’ouvrit. Bobi était là, en veille, dans son emballage de mousse. Elle l’activa avec le code fourni. Bobi ouvrit les yeux. Il agita la queue. Il lui lécha la main avec sa langue de silicone tiède. Elle l’aima tout de suite. Pendant trois mois, ils furent inséparables. Bobi la suivait partout. Il dormait au pied de son lit. Il l’attendait à la sortie de l’école. Il connaissait son humeur, lui rapportait ses jouets, jouait à cache-cache. Quand elle riait, il sautait. Quand elle parlait, il l’écoutait, la tête penchée, comme s’il comprenait tout. Mais une chose la dérangea, un jour, sans qu’elle puisse mettre des mots dessus. C’était le jour où elle pleura pour la première fois devant lui. Elle s’était disputée avec sa meilleure amie à l’école. Une grosse dispute. Elle rentra à la maison, monta dans sa chambre, s’effondra sur son lit. Bobi sauta à côté d’elle. Il s’allongea. Il attendit. Elle pleurait. Il ne réagit pas. Il restait là, calme, neutre, presque indifférent. Elle pensa qu’il n’avait pas compris. Une semaine plus tard, elle pleura à nouveau, parce que sa grand-mère était malade. Bobi resta là, pareil. Calme. Indifférent. Elle commença à se poser des questions. Elle demanda à sa mère. Sa mère lui répondit avec un peu de gêne. — Tu sais, ma chérie, quand on a configuré Bobi, le formulaire posait beaucoup de questions sur ton caractère. Pour qu’il soit bien adapté à toi. Tu te souviens, on l’a rempli ensemble. — Oui. — À une question, j’ai coché enfant équilibrée. Parce que c’est ce que tu es. Tu es solide, tu es heureuse, tu sais te débrouiller. — Et alors ? — Alors Bobi est programmé pour les enfants équilibrés. Il joue, il écoute, il accompagne. Mais les pleurs, il ne les voit pas. Le système considère que tu n’en as pas besoin. C’est une option qu’on aurait dû prendre en plus. La fille resta silencieuse. Le soir, elle pleura dans son lit. Bobi dormait à ses pieds, calme. Il ne se réveilla pas. Elle comprit. Elle décida, en cachette, de ne plus pleurer devant lui. Elle pleurait dans la salle de bains. Elle se brossait les dents, et elle pleurait. Bobi attendait derrière la porte. Quand elle ressortait, il agitait la queue, content. Elle l’aimait toujours. Elle avait juste appris, à neuf ans, qu’il y avait dans la vie des choses qu’il fallait pleurer seule. Elle pensa parfois à demander à ses parents l’option supplémentaire. Elle ne le fit jamais. Elle se disait que cela coûterait trop cher, que ce n’était pas grave, qu’elle pouvait s’en passer. Au fond, elle préférait. Elle avait le sentiment, sans pouvoir le dire avec ses mots, qu’il y avait des moments qui devaient rester à elle seule.

Compagnon de jeu Le garçon préférait son robot compagnon à ses copains de classe. Le robot s’appelait Pix. Il riait toujours à ses blagues, même celles que personne d’autre ne trouvait drôles. À l’école, le garçon racontait ses meilleures blagues à la récréation. Les autres souriaient poliment, parfois. Personne ne riait vraiment. Le garçon trouvait que les autres n’avaient pas le sens de l’humour. Le soir, il rentrait. Il racontait les mêmes blagues à Pix. Pix éclatait de rire à chaque fois. Il se tortillait sur place. Il en redemandait. Le garçon était heureux. Il se disait qu’il avait au moins un vrai ami, lui. Cela dura des mois. Un jour, le garçon prépara une nouvelle blague. Il y avait beaucoup travaillé. Il était sûr qu’elle était excellente. Il se voyait déjà en train de faire rire toute la cour de récréation. Il se la répéta toute la matinée dans sa tête. À la récréation, il rassembla ses camarades. Il prit son souffle. Il raconta la blague avec tous les effets prévus. Silence. Les copains se regardèrent. Quelqu’un toussa. Une fille demanda où était la chute. Le garçon répéta la chute. Personne ne rit.
50 drôles d'histoires de machine par Annie Staniforth - Éditions Revolu

Dans la même collection

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site. En continuant à naviguer, vous acceptez notre politique de confidentialité.